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En général
Des obligations dites de reprise ont été introduites dans la réglementation pour une série de déchets. La notion de reprise ne doit pas être prise au sens strict du terme car lobligation peut avoir des contenus fort différents selon le déchet visé.
Parmi les objectifs de lobligation de reprise, on peut surtout en citer deux : dune part responsabiliser progressivement les secteurs à lorigine de la production de déchets (particulièrement les « metteurs sur le marché » que sont les fabricants et importateurs), et dautre part favoriser la prévention des déchets, leur recyclage, leur valorisation et limiter la mise en centre denfouissement technique.
Outre le système mis en place pour les déchets demballages, une obligation de reprise a été instaurée par arrêté du 25 avril 2002 pour les déchets suivants
- Déchets de papier,
- Huiles usagées,
- Huiles et graisses de friture,
- Batteries de démarrage au plomb,
- Piles et accumulateurs,
- Médicaments périmés,
- Déchets photographiques,
- Plastiques agricoles,
- Pneus usagés,
- Véhicules hors dusage,
- Déchets déquipements électriques et électroniques,
- Appareils déclairage,
- Outils électriques et électroniques,
- Jouets,
- Instruments de contrôle et de mesure.
Pour certains de ces déchets, le principe est de permettre au consommateur de se défaire gratuitement du déchet auprès dun détaillant (selon les cas lors de lachat ou non dun produit ou équipement neuf). Une chaîne de reprise est instaurée du détaillant à celui qui met les produits sur le marché.
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| Responsable de la mise sur le marché |
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Lexemple des déchets déquipements électriques et électroniques.
Lobligation de reprise des déchets déquipements électriques et électroniques peut concerner certains corps de métier dans la construction : cuisinistes, électriciens, sanitaristes
Elle consiste ici à
- assurer la reprise matérielle des déchets déquipements auprès des consommateurs, des détaillants, des distributeurs;
- traiter des déchets de manière à atteindre certains taux de réutilisation et de recyclage pour différentes fractions (métaux ferreux, non ferreux, plastique,
)
Une véritable chaîne est mise en place, dans laquelle le vendeur final ou détaillant joue un rôle important puisquil est tenu de reprendre gratuitement du consommateur tout déchet déquipement électrique ou électronique qui lui est présenté, pour autant que ce déchet présente les mêmes fonctions que le nouvel équipement acheté par le consommateur. Le distributeur est lui-même tenu de réceptionner auprès du détaillant les déchets déquipements
Enfin, les producteurs et importateurs doivent prendre la relève en collectant les déchets chez les distributeurs et en les faisant traiter. Recupel, la structure mise en place par les secteurs concernés pour orchestrer lobligation de reprise, assure la collecte auprès des « points de collecte » mis en place, que ces points de collecte soient des vendeurs finaux, des distributeurs, des centres de regroupements de déchets (parcs à conteneurs par exemple), etc.
Equipements visés :
Sont concernés, les « équipements à usage professionnel ou non professionnel fonctionnant grâce à des courants électriques ou à des champs électromagnétiques ainsi que les équipements destinés à la production, au transfert et à la mesure de ces courants et champs, tombant dans les catégories énumérées à lannexe I (de larrêté) et conçus pour lutilisation avec une tension au-dessous de 1.000 volts pour le courant alternatif et 1.500 volts pour le courant continu, à lexclusion des équipements faisant partie intégrante dun équipement à usage professionnel commercialisé comme un tout et dont les composantes ne peuvent jamais aboutir séparément auprès des ménages et à lexclusion des biens consommables repris à lannexe II (de larrêté) »
Les catégories suivantes sont plus particulièrement visées :
- appareils de refroidissement et de surgélation ;
- grand électro-ménager
- petit électro-ménager
- petit appareillage ménager
- appareils de documents et données
- appareils de jardinage
- appareils d'éclairage (à partir du 1er juillet 2004)
De nouveaux équipements pourraient encore sajouter.
Financement de la reprise :
Pratiquement, les frais de collecte et de traitement des appareils usagés sont couverts par une cotisation versée lors de la mise sur le marché belge des équipements et répercutée dans le prix de vente : la cotisation Recupel. Cette cotisation est forfaitaire et varie selon la catégorie dappareil et son degré de recyclabilité.
Prix des équipements =
(prix +cotisation de recyclage) + TVA
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Implications pour le vendeur final :
Le vendeur final, pour autant quil se fournisse en Belgique, a en résumé deux obligations essentielles : 1° Répercuter la cotisation Récupel sur les appareils quil revend, et actuellement, en indiquer clairement le montant dans ses publicités, offres et factures ;
2° Reprendre matériellement les appareils usagés, à charge pour lui de les remettre à son distributeur, à une installation ou entreprise autorisée de gestion de déchets ou à Récupel.
Sil dispose dun point de vente, il doit par ailleurs afficher un avis indiquant « obligation de reprise des déchets déquipements électriques et électroniques » et la manière dont il sacquitte de son obligation.
Il a la possibilité de se faire reconnaître comme « point de collecte » par Récupel qui viendra dans ce cas récupérer gratuitement - les déchets déquipements provisoirement stockés.
Il peut aussi, dans certains cas, apporter les déchets déquipements au parc à conteneur de sa commune. Il est conseillé de se renseigner à cet égard.
Implications pour l'importateur : l'entreprise qui importe directement de l'étranger des équipements qu'elle revend ou installe en Belgique est soumise à l'obligation de reprise et peut opter pour une adhésion à Recupel.
Pour plus dinformations on peut consulter le site internet de Recupel (www.recupel.be).
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