Partie XII Management environnemental et construction :

Chapitre 6 - La formule MA>RCo :
 b - Explication de la formule  - -< voir les sujets proches

 

  

Tout au long de notre réflexion, nous allons rechercher comment gérer les risques environnementaux. C’est-à-dire comment en limiter l’impact et comment prévenir leur apparition.

On pourrait imaginer que l’on recherche ici :
  • Tous les conseils et petits trucs à donner à quelqu’un qui débuterait.

  • Des astuces glanées lors d’une visite sur un chantier voisin ou dans l’atelier d’un confrère.

  • Des idées captées lors d’une formation, conférence, etc.

  • Toutes les erreurs à ne pas commettre, tout ce qui ne va pas.

En résumé, les solutions, les astuces et toutes les fautes et inepties que l’on remarque si vite quand on ne les commet pas soi-même.

S’il est vrai qu’une solution à un problème appartient fréquemment à plusieurs des classes proposées ci-dessous, le but de ce travail n’est pas d’effectuer une classification des solutions .
Les classifications ci-après n’ont d’autres buts que d’aider à rechercher les solutions en guidant les réflexions.

 

Impact des composants non désirés : Co

La première chose à laquelle nous pensons en cas de problèmes est :
Que faire pour limiter l’impact de ceux qui existent ?

En d’autres termes, nous travaillons sur le terme Co et cherchons à en réduire l’impact.

  • Que faire pour éviter les risques de pollution lors du stockage des déchets ?
  • Comment augmenter l’isolation acoustique afin de respecter le voisinage ?
  • Comment éviter que les fumées produites ne viennent gêner les riverains ?
  • Etc.

Réduire l’impact des nuisances, c’est bien. Mais il est, en général, plus intéressant de supprimer la ou les causes de nuisances. Si nous ne produisons plus aucun déchet, plus aucun bruit ni de poussières, nous n’aurons plus à nous tracasser pour remédier à d’éventuelles conséquences.

Pour ce faire, nous allons nous intéresser aux autres termes de notre équation.

  • Les Moyens, matériaux et les Additifs/ajouts
  • Le processus de travail
  • Le résultat désiré
  • L’ensemble de l’équation

 

Les Moyens, matériaux et Additifs : M+A

Quels produits utiliser afin d’être moins polluants ou de produire moins de déchets ?

En changeant les produits et les matières utilisées, il est possible de produire moins de poussières, des déchets moins polluants ou plus facilement réutilisables et dès lors moins coûteux à gérer.

Pour ce faire, nous pouvons :

  • Utiliser des produits et des matériaux adaptés et de qualité.
  • Vérifier s’il n’existe pas d’autres additifs et produits moins polluants ou engendrant des déchets moins toxiques.
  • Privilégier les fournisseurs reprenant leurs emballages ou les emballages pouvant être réutilisés dans un autre but.

Le travail, le processus de fabrication :

Est-il possible d’utiliser un autre processus de fabrication qui soit plus performant ou qui produise moins de déchets ?

Diverses techniques existent pour effectuer un résultat. Un mur peut être en béton, en briques, en éléments préfabriqués, etc.
Divers engins de chantier permettent d’arriver au même résultat.

N’ayons pas peur d’analyser nos techniques de travail, de nous informer des nouveaux procédés existants. Ces derniers sont actuellement non seulement moins nuisibles mais également plus performants en terme de temps et de moyens.

Un calcul de rentabilité est souvent rapidement effectué voire même fourni par les vendeurs. N’oubliez pas de compter le temps perdu à réparer, les déplacements, les coûts pour diminuer les impacts négatifs sans même parler du temps perdu à recevoir les plaintes ou les constats des huissiers.

Tout comme bien faire du premier coup est moins cher que de devoir recommencer, tenir compte de l’environnement depuis le début ne coûte pas spécialement plus cher.

 

Le Résultat désiré : R

Comment produire autre chose qui réponde mieux à la demande, qui satisfasse mieux les désirs du client et/ou qui produise moins de déchets, moins de nuisances ?

Un résultat mieux fini permet de mieux contenter le client.
Le prix est un élément important, mais quelle mauvaise publicité si le chantier s’est déroulé dans des conditions infernales, que tout le quartier s’est plaint du chantier et que le résultat final en est le mécontentement de tous: client, entourage et vous-même.

Que va dire le client s’il s’aperçoit que la qualité est telle qu’en fin de compte, les modifications, l’entretien et les réparations continuelles lui coûtent plus que toutes les économies effectuées ?

Par contre, une variante inconnue du client donnera une image d’un professionnel sérieux et connaissant parfaitement son métier.

En résumé :
un travail de professionnel exécuté par un professionnel dans les règles de l’art.

Tout ceci garantira la satisfaction de tous, la pérennité du travail effectué et également une meilleure gestion des matières premières et de l’environnement.

L’ensemble de l’équation M+A R+Co

Comment gérer l’environnement, de façon optimale, en y impliquant tous les niveaux de l’entreprise ?

Si le travail de préparation est primordial et se compense largement sur le terrain, celui-ci ne sera effectivement appliqué sur le chantier que grâce à un changement des comportements généraux et des mentalités.
Il faut donc permettre à tous de s’impliquer dans une gestion constante de l’environnement. Inculquer un changement de comportement tel que l’environnement devienne une constante de pensée. Chacun est conscient de sa responsabilité personnelle. On peut, dès lors, mieux prévoir et mieux suivre les problèmes.

Une fois tout ce travail effectué, il serait bon d’en conserver les fruits et de les transposer dans d’autres chantiers afin de ne pas devoir réinventer la roue à chaque fois.
Pour ce faire, de plus en plus d’entreprises adoptent des normes qualité
(ISO 9001) ou mieux encore, des normes de qualité environnementale
(ISO 14001, EMAS).
Celles-ci permettent une dynamique interne continue et donnent accès à de nouveaux types de marchés. Elles permettent, à long terme, à l’entreprise de mieux gérer ses risques et son administration interne. De ce fait, la société gagne non seulement plus d’argent mais aussi s’adapte plus facilement aux nouvelles demandes d’un marché en perpétuelle évolution.


[Aide]

Marco - Management des risques environnementaux dans les métiers de la construction
juin 2004
Avis juridique important : les contenus présentés dans cette page
n’engagent pas la responsabilité des auteurs et sont soumis aux droits de propriété intellectuelle.